{"id":31,"date":"2021-04-04T17:05:26","date_gmt":"2021-04-04T15:05:26","guid":{"rendered":"http:\/\/mrlbare.cluster030.hosting.ovh.net\/?page_id=31"},"modified":"2021-04-26T11:47:36","modified_gmt":"2021-04-26T09:47:36","slug":"nos-rabbins","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/ajoc.fr\/index.php\/nos-rabbins\/","title":{"rendered":"Nos Rabbins"},"content":{"rendered":"\n<h3><strong>RABBIN MESSAOUD ZERBIB DIT \u00ab\u00a0RABBI MESSAOUD ZERBIB EL &lsquo;HASSID\u00a0\u00bb (1655 \u2013 1717)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le rabbin Messaoud Zerbib dit Rabbi Messaoud Zerbib el &lsquo;Hassid, est n\u00e9 \u00e0 Constantine en 1655.<\/p>\n\n\n\n<p>Une synagogue de Constantine portait son nom et la place qu\u2019il y occupait a \u00e9t\u00e9 mur\u00e9e apr\u00e8s sa mort afin que personne ne la profane. Il est l\u2019auteur de \u2018Z\u00e9rah \u00e9meth\u2019 (commentaire approfondi de la Torah), livre qu\u2018il \u00e9crit apr\u00e8s avoir perdu 14 enfants. Il explique : <em>\u00ab\u00a0si je n&rsquo;ai pas de fruits de la semence de mon corps, j&rsquo;aurai des fruits de la semence de ma Torah\u00a0\u00bb<\/em>. Pendant l&rsquo;\u00e9criture de ce livre, son \u00e9pouse lui donne deux autres enfants, Benyamin et Chalom.Rabbi Massoud ach\u00e8te un immeuble (slet Dar Rabbi Messaoud) \u00e0 Constantine dans le quartier Maked el Hout, rue Jos\u00e9 Ksentine et le transforme en lieu de pri\u00e8res et d&rsquo;\u00e9tudes de la Torah. En 1715 il d\u00e9c\u00e8de et ses deux fils lui succ\u00e8dent. Le 14 Mai 1970, (8 Iyar 5730) son corps est inhum\u00e9 pour \u00eatre transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 J\u00e9rusalem au cimeti\u00e8re du Mont des Oliviers (Har Hazetim) ainsi que ceux de ses deux talmidim et de trois membres de la famille Tenoudji par Samuel Zerbib (zal) et le Rav Moshe Zerbib pour lequel un p\u00e8lerinage a lieu chaque ann\u00e9e le 8 Iyar (une hilloula est organis\u00e9e sur sa s\u00e9pulture au cimeti\u00e8re Har Hazetim \u00e0 J\u00e9rusalem).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Mosh\u00e9 et William Zerbib (9\u00e8me et 10\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration).<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN ABRAHAM HALIMI SURNOMME SIDI BAHA<\/strong><strong> (1830-1890)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Sidi Baha est n\u00e9 et a v\u00e9cu \u00e0 Constantine au 19\u00e8me si\u00e8cle. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1890.La famille Halimi \u00e9tait renomm\u00e9e comme \u00e9tant une famille de grands sages de p\u00e8re en fils tels que: Rabbi Khalfala Halimi, grand-p\u00e8re de Sidi Baha, Sidi Binjamin Halimi, p\u00e8re de Sidi Baha, Sidi Baha p\u00e8re de Sidi Fredj Halimi, Rabi Avner Chalom Halimi, fils de Sidi Fredj et auteur du livre \u00ab\u00a0lo amout ki eh&rsquo;ye\u00a0\u00bb.Nous ne savons pas beaucoup de choses sur Sidi Baha, mais par le grand nombre d&rsquo;ouvrages qu&rsquo;il a \u00e9crit, nous pouvons en d\u00e9duire sa grandeur et sa sagesse et c&rsquo;est comme s&rsquo;il vivait encore avec nous, bien qu&rsquo;il ait v\u00e9cu toute sa vie dans sa yechiva du matin au soir, ni vu ni connu. Aujourd&rsquo;hui apr\u00e8s la publication de ses livres, nous pouvons enfin le connaitre gr\u00e2ce \u00ab\u00a0\u00e0 sa Torah\u00a0\u00bb. Parmi ses ouvrages:<\/p>\n\n\n\n<ul><li>Vayougad leAvraham sur la haggada de Pessah&rsquo;<\/li><li>Zekhout Avot sur les Pirkei Avot<\/li><li>Vehokheah&rsquo; Avraham sur la Torah<\/li><li>Maskil Leeitan sur les Tehilim<\/li><li>Yemei Avraham sur la guemara<\/li><li>Knei Avraham hidouchey Torah<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Source : site de David Attali.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN ELIAHOU ALLOUCHE SURNOMM\u00c9 SIDI BAHI (1812&nbsp;\u2013 1892)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 le 18 ao\u00fbt 1812 (30 Av 5572) \u00e0 Constantine et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 11 ao\u00fbt 1892 (18 Av 5652).<\/p>\n\n\n\n<p>Sidi Eliahou Bahi Allouche, n\u00e9 au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, a servi de dayan de Constantine en pleine p\u00e9riode de mutation et a d\u00fb affronter les premiers signes de modernit\u00e9. Comme nombre de ses pairs, il dut lutter pied \u00e0 pied pour conserver les pr\u00e9rogatives de sa charge face aux nouveaux rabbins, \u00e9moulus du S\u00e9minaire rabbinique de France et d\u00e9p\u00each\u00e9s en Alg\u00e9rie pour \u00abciviliser\u00bb leurs fr\u00e8res \u00ab indig\u00e8nes \u00bb. Sa famille et ses fid\u00e8les le surnommaient avec affection \u00abBa Z\u00e9z\u00e9\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9sident du tribunal rabbinique de la ville, il quitte Constantine en 1891, avec son \u00e9pouse Sarah Assouline, pour s&rsquo;\u00e9tablir \u00e0 J\u00e9rusalem o\u00f9 il \u00e9tudie dans la y\u00e9chiva \u00ab&nbsp;Knesset Isra\u00ebl&nbsp;\u00bb fond\u00e9e par le Rav Ha\u00efm ben Attar, le Or Haha\u00efm Hakadoch. L\u00e0, il r\u00e9dige en 1892 son ma\u00eetre-ouvrage, Erets Tov (\u00ab&nbsp;le Bon Pays&nbsp;\u00bb) qui sera publi\u00e9 en m\u00eame temps que son \u00e9loge fun\u00e8bre par le Rav Zvi Hirsch Horowitz, dans Erets Tsvi (\u00ab&nbsp;le Pays de la Splendeur&nbsp;\u00bb) chez l&rsquo;\u00e9diteur Zuckerman. L&rsquo;ouvrage a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9dit\u00e9, une premi\u00e8re fois, par l&rsquo;Institut \u00ab&nbsp;Ga\u00ef ynass\u00e9&nbsp;\u00bb en 1997 par les soins de Yossi Charbit, fils du regrett\u00e9 rabbin Mikha\u00ebl (Adolphe) Charbit et petit-fils de Rabbi Yossef Renassia. Par ailleurs, nombre de fid\u00e8les constantinois utilisent encore son Mahzor katan pour Roch Hachana et Kippour, \u00e9dit\u00e9 par son fils unique, Sidi Ha\u00ef (Imprimerie Nadjar, Sousse, 1925).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9c\u00e9d\u00e9 au mois d&rsquo;Av de 1892, Sidi Bahi est enterr\u00e9 au mont des Oliviers, dans l&rsquo;antique cimeti\u00e8re s\u00e9farade de J\u00e9rusalem, non loin du tombeau de R. Ha\u00efm ben Attar, sur le versant s&rsquo;inclinant vers la vall\u00e9e de Kidron. Pendant longtemps, sa pierre tombale n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e, bien que l&rsquo;inscription qui y est grav\u00e9e apparaisse dans un recueil, Helkat ham\u00e9&rsquo;hokek, recensant toutes les inscriptions fun\u00e9raires ainsi que l&#8217;emplacement exact de sa s\u00e9pulture et de celle de sa femme. N\u00e9anmoins, apr\u00e8s des recherches acharn\u00e9es, le lieu pr\u00e9sum\u00e9 de leur s\u00e9pulture a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9, leurs tombes restaur\u00e9es par la mobilisation de leurs descendants. Erets Tov a connu une nouvelle \u00e9dition augment\u00e9e, en h\u00e9breu et en fran\u00e7ais, \u00e0 J\u00e9rusalem, et a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 2014.<a href=\"\/\/\/docassoc\/SIDI_BAHI_ALLOUCHE.pptx\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><strong>T\u00e9l\u00e9charger ici le montage r\u00e9alis\u00e9 en sa m\u00e9moire<\/strong><\/a><strong>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Texte : Jean-Luc Allouche.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN YAACOV DOUKHAN (1843 \u2013 1902)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>En tant que Dayan, il si\u00e9geait au Tribunal rabbinique pr\u00e9sid\u00e9 par Rabbi Eliahou Allouche. D\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 22 D\u00e9cembre 1902 au 5 rue Pothier \u00e0 son domicile.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Les Sages d&rsquo;Alg\u00e9rie, collection IMMAJ.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN ELIAHOU TOUBIANA (1860- 1915)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Grand Rabbin et dayan, appel\u00e9 affectueusement Baba Zizi, il composa des po\u00e8mes liturgiques, signa des appobration aux livres K\u00e9gane Hay\u00e9rek et Patch\u00e9guen Haktav.En 1892, il occupe le poste de chef du Beth Din de Constantine lorsque le Rabbin Eliahou Allouche monta en Eretz Isra\u00ebl.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Les Sages d&rsquo;Alg\u00e9rie, collection IMMAJ.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN SIDI FREDJ HALIMI (1867 \u2013 1957)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Sidi Fredj est n\u00e9 et a v\u00e9cu \u00e0 Constantine au 20e si\u00e8cle et d\u00e9c\u00e8de en 1957.Grand Rabbin de Constantine depuis l&rsquo;\u00e2ge de 22 ans, pendant presque 60 ans, il occupe les fonctions de Grand Rabbin pendant la p\u00e9riode la plus difficile qu&rsquo;a connu la communaut\u00e9 juive d&rsquo;Alg\u00e9rie du point de vue spirituel.La France ouvrant ses fronti\u00e8res avec l&rsquo;Alg\u00e9rie pour des relations commerciales, fait p\u00e9n\u00e9trer en Alg\u00e9rie la culture fran\u00e7aise qui entra\u00eene derri\u00e8re elle de nombreux juifs, les \u00e9loignant de la Torah et des coutumes juives.Notre Ma\u00eetre s&rsquo;est distingu\u00e9 dans trois domaines:- L&rsquo;\u00e9tude du Talmud et de la Halakha- Les drachots pour le grand public- Sa forte influence sur la communaut\u00e9 Sidi Fredj avait une fa\u00e7on particuli\u00e8re d&rsquo;\u00e9tudier, son but \u00e9tant de parvenir \u00e0 la compr\u00e9hension profonde de la Guemara jusqu&rsquo;\u00e0 arriver \u00e0 la conclusion de la Halakha.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Site de David Attali.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN REUBEN GUEDJ (1867 \u2013 1953)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Rabbin et enseignant \u00e0 Constantine, il perdit la vue d\u00e8s son jeune \u00e2ge, \u00e9crivit des po\u00e8mes en h\u00e9breu et en Jud\u00e9o \u2013 Arabe (tel ce po\u00e8me du repentir Ben Adam Bach Taji, imprim\u00e9 \u00e0 Constantine).Le Grand Rabbin Ren\u00e9 Samuel SIRAT raconte \u00e0 propos du Rabbin R\u00e9ouven Guedj l&rsquo;anecdote suivante : un jour qu&rsquo;\u00e0 la Y\u00e9chiva de Constantine, Sidi Fredj \u00e9tudiait avec ses coll\u00e8gues, il \u00e9prouva une difficult\u00e9 \u00e0 propos du commentaire d&rsquo;un passage du Talmud, surgit alors Rabbin R\u00e9ouven Guedj qui entre, frappant sur le sol avec sa canne, Sidi Fredj lui demanda de s&rsquo;arr\u00eater et l&rsquo;interpelle pour qu&rsquo;il indique o\u00f9 se situe le passage sur lequel porte la discussion depuis d\u00e9j\u00e0 une heure. Sa r\u00e9ponse est imm\u00e9diate et juste. Sidi Fredj pronon\u00e7a alors cette parole merveilleuse : \u00ab\u00a0aujourd&rsquo;hui, tu as \u00e9t\u00e9 nos yeux\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Les Sages d&rsquo;Alg\u00e9rie, Collection IMMAJ.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN CHIMHON DOUKHAN (1873 \u2013 1947)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 le 16 Octobre 1873. En tant que Dayan et enseignant il \u00e9tait membre du tribunal rabbinique pr\u00e9sid\u00e9 par Sidi Fredj HALIMI. Un de ses sermons est rapport\u00e9 dans le calendrier de l&rsquo;ann\u00e9e 1914, r\u00e9dig\u00e9 et \u00e9dit\u00e9 par le Rabbin S\u00e9ma&rsquo;h Sarfati. Il est le beau fr\u00e8re du Rabbin Yossef Renassia. D\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 17 F\u00e9vrier 1947.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Les Sages d&rsquo;Alg\u00e9rie, Collection IMMAJ.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN YOSSEF RENASSIA (1879 \u2013 1962)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Grand Rabbin n\u00e9 \u00e0 Constantine en 1879. D\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Dimona en 1962. Il a \u00e9t\u00e9 juge et \u00e9ducateur de la communaut\u00e9 de Constantine. Il occupe aussi les postes de directeur du Beith\u2013Halmidrach, membre du comit\u00e9 directeur de l\u2019Alliance, membre du comit\u00e9 de la Yeshivah Etz Ha\u00efm. Il fut tr\u00e8s influent non seulement \u00e0 Constantine, mais dans toute l\u2019Alg\u00e9rie et le Maghreb oriental. Il a r\u00e9dig\u00e9 130 ouvrages qui traitent de l\u2019ensemble des \u00e9tudes juives. Ses \u00e9crits furent pr\u00e9serv\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 la correspondance qu\u2019il entretenait avec le Pr\u00e9sident Itzhak Zhak Ben Tsvi, auquel il avait coutume d\u2019envoyer ses ouvrages d\u00e9dicac\u00e9s et qui sont conserv\u00e9s actuellement \u00e0 J\u00e9rusalem, \u00e0 la biblioth\u00e8que nationale, \u00e0 l\u2019Institut Ben Tsvi et \u00e0 l\u2019institut Guai Inasse fond\u00e9 \u00e0 sa m\u00e9moire. Il est le beau fr\u00e8re du Rabbin Chimhon Doukhan.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Yossi Cherbite et Paul Attali, ses petits-enfants.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN YEHOUDA ZERBIB (1886-1967)<\/strong><strong>&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Rabbi Y\u00e9houda Pinhas Zerbib (za\u00a0\u00bbl) est la 8\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration de la lign\u00e9e de Rabbanim constantinois depuis le plus connu d&rsquo;entre eux, Rabbi Messaoud Zeghbib El Hassid (za\u00a0\u00bbl).<\/p>\n\n\n\n<p>A Constantine il a \u00e9t\u00e9 Rabbin, puis Directeur responsable des Chohatim.<\/p>\n\n\n\n<p>Il officiait avec Sidi Fredj Halimi&nbsp; (za\u00a0\u00bbl) dans la synagogue de Rabbi Messaoud, (slat&nbsp; Rbi Messoud) .<\/p>\n\n\n\n<p>Il est mobilis\u00e9 au 3\u00e8me Zouave avec son fr\u00e8re Raphael pendant la 1\u00e8re Guerre Mondiale (14\/18) d&rsquo;ou il revient d\u00e9cor\u00e9 de faits d&rsquo;armes.<\/p>\n\n\n\n<p>Il participe \u00e0 la grande bataille de Verdun, dite du Chemin des Dames o\u00f9 sont morts et bless\u00e9s plusieurs centaines de milliers de soldats. Pendant cette bataille, il passe \u00e0 l&rsquo;offensive ba\u00efonnette au canon contre les soldats allemands. En pleine action et sous la mitraille allemande, alors qu&rsquo;il scande \u00ab\u00a0Ilhahah di Rbi Me\u00efr Aneni\u00a0\u00bb, en face de lui bondissant de la tranch\u00e9e ennemie il entend un soldat allemand crier \u00ab\u00a0Chemo Isroel\u00a0\u00bb, c&rsquo;est un soldat juif ! Bien s\u00fbr il lui \u00e9pargne la vie en lui montrant un rouleau de mezouza et en quelques secondes le camoufle sous la boue de Verdun &#8230; C&rsquo;\u00e9tait \u00e7a aussi Rbi Yehouda Zerbib !<\/p>\n\n\n\n<p>En 1930 il est mut\u00e9 \u00e0 Batna, pour y \u00eatre nomm\u00e9 Grand Rabbin. Gr\u00e2ce \u00e0 ses d\u00e9corations militaires, il devient le premier rabbin d&rsquo;Alg\u00e9rie pay\u00e9 par la R\u00e9publique fran\u00e7aise. Il s&rsquo;installe dans cette petite ville du sud constantinois et y vit avec ses 11 enfants, dont mon p\u00e8re qui quelques ann\u00e9es plus tard \u00e9pousera ma m\u00e8re, batn\u00e9enne !<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la deuxi\u00e8me guerre mondiale, il s&rsquo;installe \u00e0 Paris o\u00f9 il officie dans la synagogue Fleishman de la rue des Ecouffes. En 1949, il part s&rsquo;installer \u00e0 J\u00e9rusalem avec les plus jeunes de ses enfants, mais dans l&rsquo;Isra\u00ebl naissant la vie est trop dure pour les immigrants s\u00e9pharades. Il revient \u00e0 Paris,&nbsp; rejoindra son fils, mon p\u00e8re \u00e0 Bordeaux o\u00f9 il finira ses jours le jour de la lib\u00e9ration de J\u00e9rusalem en juin 1967.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source :&nbsp; William David Zerbib son petit-fils.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN SION CHEKROUN (1887- 1973)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le Rabbin Sion Chekroun est n\u00e9 le 15 Octobre 1887 \u00e0 Constantine et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 Juillet 1973 \u00e0 Paris et inhum\u00e9 au Mont des Oliviers (Har Hazetim) de J\u00e9rusalem. Pr\u00e9sident de nombreuses associations caritatives et religieuses en particulier il milite pour Rabbi Me\u00efr Ba\u00e2l Haness depuis 1904.<br>Il est aussi Chohete, Sophere du Beth Din, Mohel, Dayane et \u00e9l\u00e8ve Rabbin \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 11 ans.<br>Il rapporte dans un manuscrit, jamais publi\u00e9, l&rsquo;interpr\u00e9tation des r\u00eaves : sujet important \u00e0 Constantine, o\u00f9 l&rsquo;esprit mystique r\u00e9gnait sur la ville. Il enseigne l&rsquo;h\u00e9breu et la Torah durant 65 ans. D\u00e9corations :<br>* Palmes Acad\u00e9miques 1930, Officier d&rsquo;instructions publiques 1931.<br>* M\u00e9rite civique 1931, Aum\u00f4nier des h\u00f4pitaux civils et militaires 1940.<\/p>\n\n\n\n<p>* Chevalier de la L\u00e9gion d&rsquo;Honneur 1960.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Meyer Chekroun son fils.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN YAACOV CHOUCHENA (1900 \u2013 1938)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 Constantine en 1900, il fut Rabbin de Tebessa et B\u00f4ne en 1918 et 1924.Il fut nomm\u00e9 Grand Rabbin de B\u00f4ne en 1934, o\u00f9 il oeuvra \u00e0 consolider l&rsquo;\u00e9ducation religieuse de la jeunesse.Il \u00e9tait en correspondance sur des sujets de Torah avec le Grand Rabbin Yossef Messas.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Les Sages d&rsquo;Alg\u00e9rie, collection IMMAJ.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN YECHOUA LALOUM (1901 -1950)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 en 1901 \u00e0 Constantine, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1950 \u00e0 Batna.Tr\u00e8s jeune, il est d\u00e9j\u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9ve de plusieurs grands ma\u00eetres constantinois tels que les dayanim Rabbi Chimon Doukhan et Sidi Fredj Halimi , il \u00e9tudie \u00e9galement aupr\u00e8s du Rabbin David Cohen. Apr\u00e8s son ordination du rabbinat (S\u00e9mikhah) obtenue \u00e0 18 ans, il entame une carri\u00e8re prometteuse. Il est successivement affect\u00e9 \u00e0 Kerrata, \u00e0 Guelma puis \u00e0 Constantine. En 1941, il est nomm\u00e9 Grand Rabbin de Batna. Il exerce ses fonctions jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s en 1950.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN RAHAMIM NAOURI (1902 \u2013 1985)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 B\u00f4ne. Il fut un homme totalement d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 la cause du juda\u00efsme.<\/p>\n\n\n\n<p>Rabbin de B\u00f4ne depuis 1938, et mit l\u2019accent sur l\u2019\u00e9ducation juive. C\u2019est ainsi qu\u2019il ressentit le besoin d\u2019envoyer pendant les vacances d\u2019\u00e9t\u00e9 de nombreux jeunes b\u00f4nois \u00e0 la Y\u00e9shiva d\u2019Aix-les Bains. Certains y poursuivirent leurs \u00e9tudes et devinrent rabbins en France ou en Isra\u00ebl.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant les ann\u00e9es 1950, on lui propos\u00e9 le poste de Grand Rabbin S\u00e9pharade D&rsquo;Isra\u00ebl. Il refuse pr\u00e9textant qu&rsquo;un tel honneur ne lui revient pas. De plus, la situation des juifs d&rsquo;Alg\u00e9rie \u00e9tait alors critique. Il refuse d&rsquo;abandonner sa communaut\u00e9 dans une telle p\u00e9riode. Il donna par la suite une raison suppl\u00e9mentaire. Cette fonction le forcerait \u00e0 rentrer dans le jeu politique. Il estime que rabbinat et Politique ne font pas bon m\u00e9nage, le Grand-Rabbin Rahamim&nbsp; Naouri contribua \u00e0 la cr\u00e9ation et au d\u00e9veloppement d\u2019une \u00e9cole rabbinique en Alg\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9veloppe le syst\u00e8me de la cacherout et fonde une koupat tsedaka pour les pauvres de la ville &#8211; koupat Eliaou Hanavi, dont mon p\u00e8re sera le responsable<\/p>\n\n\n\n<p>En 1962, la grande masse des 4000 juifs de B\u00f4ne opt\u00e8rent, comme la majorit\u00e9 de leurs coreligionnaires d\u2019Alg\u00e9rie, pour la France.<\/p>\n\n\n\n<p>A Paris, rabbi Rahamim Naouri, aid\u00e9 de ses disciples comme les rabbins Emmanuel Chouchena, Ren\u00e9 Sirat et Sa\u00fcl Naouri za\u2019l (son fils), se fixa pour t\u00e2che de pr\u00e9server les acquis religieux de ses compatriotes et de faire retrouver aux juifs de France les valeurs originelles du juda\u00efsme. , il donna ainsi un souffle nouveau \u00e0 la spiritualit\u00e9 juive en France.<\/p>\n\n\n\n<p>Devenu Rav Beth Din du tribunal rabbinique de Paris, il transforma de fa\u00e7on radicale cette institution et lui conf\u00e9ra une efficacit\u00e9 qui devait faire face aux besoins \u00e9normes d\u2019une communaut\u00e9 religieuse dont le nombre devait d\u00e9passer les 300 000 personnes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Site de David Attali.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN DANIEL RENASSIA (1904 \u2013 1987)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Fils du Rabbin Yossef RENASSIA, il exerce la fonction de rabbin, d&rsquo;enseignant et de mohel. Il \u00e9tait le Rabbin de la Synagogue de Bellevue. En 1962, il fit son aliyah et s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 Dimona o\u00f9 avec d&rsquo;autres constantinois il recomposa une petite communaut\u00e9. Il d\u00e9c\u00e8de en 1987.<\/p>\n\n\n\n<p>Par sa fille Denise&nbsp;: Un sourire, un chant, une bonne parole, voil\u00e0 grosso modo le portrait de mon p\u00e8re Rabbi Daniel (\u05d6\u05e6\u05f4\u05dc).<br>L\u00e0 o\u00f9 il rentrait, la joie l&rsquo;accompagnait. Sa venue \u00e9tait toujours attendue avec impatience.<br>Dans les diverses synagogues o\u00f9 il donnait une Dracha, le monde affluait.<br>Il \u00e9tait Mohel, Chaliah-Tsibour, rabbin enseignant.<br>Les visites qu&rsquo;on lui rendait, chez lui, le trouvait devant sa table de travail recouverte de livres. Il a \u00e9crit une collection de 17 livres (Ohr Tora), pour faciliter l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;h\u00e9breu et de la Torah, dont, le r\u00e9sum\u00e9 de 44 parachiots et aftarot.<br>C&rsquo;\u00e9tait un papa bon, mais s\u00e9v\u00e8re, qui d\u00e9sirait la perfection chez ses enfants&#8230; C&rsquo;\u00e9tait demander la lune, bien qu&rsquo;il en soit rest\u00e9 quelque chose&#8230;<br>Sa pens\u00e9e et son regard profond nous accompagnent toujours, de l\u00e0 o\u00f9 il se trouve.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN CHARLES LELLOUCHE (1912 \u2013 1981)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le rabbin Charles Lellouche est n\u00e9 le 16 D\u00e9cembre 1912 \u00e0 Constantine, il \u00e9tait professeur au Talmud Thora, Rabbin, mohel et choh\u2019et. Il \u00e9tudie d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge avec le Grand Rabbin Sidi Fredj Halimi. Il obtint son dipl\u00f4me de rabbin \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 19 ans, ce qui fit de lui le plus jeune rabbin d\u2019Alg\u00e9rie. A l\u2019\u00e2ge de 19 ans, il occupe le poste de directeur de l\u2019\u00e9cole rabbinique de Constantine, le Grand Rabbin Sidi Fredj Halimi l\u2019avait propos\u00e9 comme son successeur, mais le comit\u00e9 rabbinique de Constantine refusa vu son jeune \u00e2ge. Il est mut\u00e9 \u00e0 Batna, o\u00f9 il obtint le titre de Grand Rabbin de Batna. D\u00e8s son retour \u00e0 Constantine, il fonde avec des amis et en particulier avec son fid\u00e8le ami Benjamin Maurice Nakache l&rsquo;Association de bienfaisance L\u00e9hem L\u00e9khol Oub\u00e9gu\u00e8d Liboche (le Pain et l\u2019habit).<\/p>\n\n\n\n<p>En 1959, il fonde la synagogue KOL CHALOM \u00e0 Beer-Shev\u2019a avec les enfants du Rabbin Yechoua Laloum. D\u00e8s son arriv\u00e9e en France en 1961, il exerce la fonction de rabbin de la ville de Pau. D\u00e8s son retour en r\u00e9gion parisienne, il occupe le poste de rabbin de Blanc Mesnil. Il devient en 1968 int Grand Rabbin de Seine \u2013 Saint Denis.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1963, il fonde avec son ami de toujours Benjamin Maurice Nakache, l &lsquo;Association Kol Yaacov V\u00e9nahalei Chalom (la voix de Jacob et les Sources de Paix). Il travailla au consistoire de Paris au service des conversions avec le Rabbin Gugenheim p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1979, encore avec son fid\u00e8le ami Benjamin Maurice Nakache, il fonda la Y\u00e9chiva Kol Yaacov V\u00e9nahalei Chalom \u00e0 Harnoff &#8211; J\u00e9rusalem 17 r\u00e9hov akablane, malheureusement il n&rsquo;assista pas \u00e0 l&rsquo;inauguration, il d\u00e9c\u00e9da le 14 Septembre 1981. Son petit fils Chalom Lellouche (Rabbin de Levallois-Perret) ainsi que son neveu William Lellouche (qui r\u00e9side \u00e0 J\u00e9rusalem) qui ont pris le relais.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Rabbin Charles Lellouche \u00e9tait :<\/p>\n\n\n\n<ul><li>Chevalier de l&rsquo;ordre National du m\u00e9rite.<\/li><li>Titulaire des palmes acad\u00e9miques.<\/li><li>Titulaire de la m\u00e9daille de vermeil du grand prix humanitaire fran\u00e7ais.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Source : Emmanuelle LELLOUCHE sa petite-fille.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN BENJAMIN ASSOULINE (1918 \u2013 1993)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Benjamin Assouline est n\u00e9 en 1918 \u00e0 Constantine, ses ma\u00eetres sont les Rabbins Sidi Fredj Halimi et Yossef Renassia. Appel\u00e9 en 1938 \u00e0 accomplir son service militaire, il est affect\u00e9 \u00e0 Lyon et fait prisonnier par l&rsquo;arm\u00e9e allemande. Il a malgr\u00e9 les risques le courage de s&rsquo;\u00e9vader d&rsquo;Allemagne et se r\u00e9fugie \u00e0 Lyon. Il occupe le poste de rabbin de la communaut\u00e9 s\u00e9pharade de Lyon et contribue \u00e0 son d\u00e9veloppement. En 1970, il fait son aliyah, il exerce le poste de rabbin au Moshav Beth Ouziel de 1970 \u00e0 1979. Il d\u00e9c\u00e8de en 1993.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Jacques Assouline son fils.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN MIKHAEL ADOLPHE CHERBITE (1920-2002)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>El\u00e8ve des Grands Rabbins Sidi Fredj Halimi et Yossef Renassia dont il \u00e9t\u00e9 le gendre.Il fut rabbin de la Synagogue Rabbi Messaoud Zerbib. Il \u00e9tait l&rsquo;adjoint du Rabbin Gaston Guedj dans la direction du Talmud Torah de Constantine. Il \u00e9tait \u00e8galement aumonier militaire, arriv\u00e9 en France en 1962, il fut nomm\u00e9 rabbin \u00e0 Cannes. En 1970, il fit son aliyah et s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 Natanya o\u00f9 il excerca la fonction de rabbin de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Yossi Cherbite son fils.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RAV HA\u00cf D\u00c9SIR\u00c9 EL BEZE \u05d6\u05e6\u00a0\u00bb\u05dc<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 Batna en Alg\u00e9rie le 18 mars 1920. A l&rsquo;\u00e2ge de 3 ans son p\u00e8re Chlomo d\u00e9c\u00e8de. Le Rav grandit avec sa m\u00e8re et ses deux s\u0153urs, avec des revenus tr\u00e8s modestes. Malgr\u00e9 cela le Rav parvient \u00e0 obtenir le brevet d\u2019\u00e9tudes \u00e9l\u00e9mentaire. Attir\u00e9 par les \u00e9tudes h\u00e9bra\u00efques, il deviendra Rabbin de Batna d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 17 ans. Pendant son service militaire \u00e0 Constantine une fois par semaine, toute la nuit, il \u00e9tudie avec son Ma\u00eetre le Dayan Sidi Fredj Halimi.<br>Durant la seconde guerre mondiale, il fait les campagnes de Tunisie, d&rsquo;Alg\u00e9rie, d\u00e9barque en France. Fait la campagne d&rsquo;Italie. Il re\u00e7oit la croix de guerre avec \u00e9toile de bronze cit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ordre du r\u00e9giment. Il re\u00e7oit la m\u00e9daille coloniale de Tunisie.<br>Il occupe en 1952 les fonctions de Grand Rabbin de Batna, il \u00e9tudie, aide de ces deux grands Ma\u00eetres, de m\u00e9moire b\u00e9nie, le Grand Rabbin Yehouda Zerbib et le Grand Rabbin Y\u00e9hochoua Laloum. Avec ses coll\u00e8gues rabbins ils \u00e9tudient chaque jour la gu\u00e9mara, le Ha Rambam.<br>Il est enseignant, mohel, cho&rsquo;het chalia\u2019h tsibour. Il occupe les fonctions d&rsquo;Aum\u00f4nier des prisons, d&rsquo;aum\u00f4nier des arm\u00e9es. Avec le Rav Mikhael Cherbit \u05d6\u05e6\u00a0\u00bb\u05dc en prenant de grands risques ils visitent les soldats juifs bas\u00e9s dans les montagnes des Aur\u00e8s. Le Rav cr\u00e9a les EIF \u00e0 Batna. Il en devient le chef. Il organisa des camps d\u2019\u00e9t\u00e9 en France pour tous les enfants de la communaut\u00e9 durant la guerre qui s\u00e9vit \u00e0 Batna.<br>Apr\u00e8s de nombreuses menaces de mort, le Rav quitte Batna et s&rsquo;installe \u00e0 Aix en Provence o\u00f9 il ressuscite la communaut\u00e9. Le vieux cimeti\u00e8re Juif \u00e9tant profan\u00e9 et saccag\u00e9 par des promoteurs, il d\u00e9cide avec le consistoire d&rsquo;exhumer les corps et de les transf\u00e9rer en Isra\u00ebl \u00e0 Afula. En 1973, il participe \u00e0 la construction de la Synagogue, centre communautaire, impose un Mikv\u00e9 dans les plans d&rsquo;\u00e9dification de l&rsquo;\u00e9difice. Chef spirituel, il enseigne aux enfants comme aux \u00e9tudiants en droit et en m\u00e9decine. Il fait des cours r\u00e9guliers \u00e0 la Wizo. Participe \u00e0 la vie de la cit\u00e9 en repr\u00e9sentant la communaut\u00e9 aupr\u00e8s des services officiels. Il assure la cachroute dans les boucheries d&rsquo;Aix. Il est Aum\u00f4nier des bases militaires environnantes, rencontre les plus hautes autorit\u00e9s militaires pour aider les soldats Juifs \u00e0 manger cacher.<br>Dans toutes ces drachots, il \u00e9voque son attachement profond pour Isra\u00ebl et ses habitants. Le 10 Hechvan 5744, il r\u00e9alise son r\u00eave le plus cher et il monte en Isra\u00ebl. Arriv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport de Lod, au moment o\u00f9 il re\u00e7oit sa T\u00e9oudat Z\u00e9out (Carte d&rsquo;identit\u00e9) l&rsquo;\u00e9motion qui l&rsquo;\u00e9treint est d\u2019une telle violence qu\u2019il en perd connaissance\u2026.<br>Chaliah Tsibour , il conna\u00eet parfaitement la lecture de la Torah. Il sait placer parfaitement les tahamim et en donner la juste explication. Lorsqu\u2019il lisait les Hasseret Hadibrot, le kahal est avec lui au Har Sina\u00ef. Au moment de la Hatarat de Yom Hahatsmaout, il s\u2019arr\u00eatait et disait d\u2019une voix empreinte d\u2019\u00e9motion&nbsp;: \u00ab&nbsp;ressentez vous les miracles de la gu\u00e9oula&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Le sommet de la t\u00e9fila \u00e9tait le Seder ha-<strong>Avodah<\/strong> du jour de Kippour o\u00f9 il chante, prie, pleure, ex\u00e9cute tous les gestes du Cohen Gadol. Le soir apr\u00e8s la t\u00e9fila, il expliquait le texte dit : \u00a0\u00bb Je t&rsquo;exalterai, \u00d4 Hachem qui est ma force et mon bonheur. Je viens rempli d&rsquo;un z\u00e8le ardent frapper \u00e0 ta porte..\u00a0\u00bb les mots sont a la foi magnifiques et vrais et en plus il faut chanter ! Le Rav pronon\u00e7ait les mots avec tant de ferveur que l\u2019on sentait sa n\u00e9chama s\u2019exprimer dans sa voix.<br>Mohel, il pratique sa premi\u00e8re Brit mila sur son fils a\u00een\u00e9 Chlomo en 1947 et sa derni\u00e8re \u00e0 Eliel son petit neveu en 2001. Il circoncit tous les enfants de Batna et tous les enfants d&rsquo;Aix en Provence. En Isra\u00ebl, il ne veut pas faire savoir qu&rsquo;il est mohel car disait-il c&rsquo;est une parnassa je ne veux pas la prendre aux mohalim professionnels. Il ne demandait jamais d&rsquo;argent pour la pratiquer.<br>Talmid Hakham, il est tr\u00e8s \u00e9rudit dans l&rsquo;\u00e9tude de la gu\u00e9mara. Il pratique l&rsquo;\u00e9tude du Daf Hayomi avec tous les commentateurs. Il traverse le Talmud plusieurs fois, il disait qu&rsquo;il fallait s&rsquo;annuler devant le texte pour en percevoir le sens. Que son souvenir soit une source de b\u00e9n\u00e9diction pour le peuple d&rsquo;Isra\u00ebl.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Mme Perlette Halimi belle s\u0153ur du Rav<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN HAI HALIMI (1921-1993)&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le Rabbin Ha\u00ef Halimi zal naquit le 26 f\u00e9vrier 1921 \u00e0 Constantine (Alg\u00e9rie). D\u00e9c\u00e8de le 7 septembre 1993, il est l&rsquo;a\u00een\u00e9 d\u2019une famille de huit enfants, il suivra la voie de son p\u00e8re, Abraham Halimi,&nbsp;en \u00e9tant&nbsp;Rabbin.<br>&nbsp;&nbsp;<br>A dix sept ans, il rentre \u00e0 Ets Ha\u00efm o\u00f9 \u00e9taient form\u00e9s les Rabbanim, sous l\u2019autorit\u00e9 de Sidi Fredj Halimi zal, un des grands de la g\u00e9n\u00e9ration. Il restera quatre ann\u00e9es \u00e0 Ets Ha\u00efm et recevra sa smicha (dipl\u00f4me) de Rav du Dayan David Hacohen zal, c\u00e9l\u00e8bre pour sa grande \u00e9rudition et la somme de ses connaissances malgr\u00e9 sa c\u00e9cit\u00e9. Il re\u00e7oit aussi sa smicha de Chohet du Grand Rabbin Yossef Renassia.&nbsp;Muni de tous ses dipl\u00f4mes, le Rabbin \u2018Ha\u00ef Halimi zal quitte Constantine en 1945 et se rend \u00e0 Soukh Ahras dont il dirigera la communaut\u00e9 avec le Rabbin Mordehai Il prend en charge notamment la Hazanout, la chehita et le koteb (Talmud Thora).<br><br>En mai 1946, il fonde un foyer en \u00e9pousant une fille Allouch, de B\u00f4ne. Ils auront cinq enfants. Son beau-p\u00e8re, M. Allouch un Roch Hevra bien connu \u00e0 B\u00f4ne, et boucher de profession, \u00e9tait associ\u00e9 au Grand Rabbin Naouri (zal).<br><br>En 1962 le Grand Rabbin Naouri (zal) lui propose la direction de la Communaut\u00e9 de B\u00f4ne, il refuse, ne voulant pas abandonner les derniers juifs de sa communaut\u00e9, avec trois valises et surtout ses couteaux de chehita, il quitte finalement Soukh Ahras pour embarquer et arrive en France en septembre 1962.<br><br>En 1963, le Rabbin \u2018Ha\u00ef Halimi (zal) rencontre de mani\u00e8re fortuite le Grand Rabbin Ren\u00e9 Guedj chlita, \u00e0 la synagogue de la Saussaie, au cours d\u2019un office.<br><br>En 1964 il am\u00e9nage \u00e0 Sarcelles au 27 avenue C\u00e9sar Franck o\u00f9 il demeurera jusqu\u2019 \u2018\u00e0 sa mort. Il devient chommer dans la boucherie de M. Cohen Sabban, et chohet des volailles. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il rencontre \u00e0 nouveau le Grand Rabbin Guedj chlita qui lui propose le poste de Ministre Officiant, en compl\u00e9ment de M. Berdugo zal qui avait la charge d \u2018Encaisseur- Chamach.<br><br>Les ann\u00e9es soixante furent fastes. A cette \u00e9poque, me dira son fils, la maison \u00e9tait ouverte aux quatre vents: les futurs Bar-mitsva d\u00e9filaient tous les jours, la chehita des poulets se faisait souvent \u00e0 la maison ou dans le champ voisin. A cette \u00e9poque, la maison ne d\u00e9semplissait pas d\u2019invit\u00e9s, surtout \u00e0 l\u2019occasion de Chabbat et des jours de f\u00eates. Le Rabbin \u2018Ha\u00ef Halimi zal aimait tout particuli\u00e8rement son beau-fr\u00e8re, M. Michael Allouch zal.<br><br>Les ann\u00e9es soixante dix d\u00e9butent par un premier voyage en Isra\u00ebl o\u00f9 il retrouve son p\u00e8re apr\u00e8s treize ans de s\u00e9paration. Le Rabbin Abraham Halimi zal d\u00e9c\u00e8dera en 1971. 1974 marque un tournant tragique dans sa vie : sa femme meurt brutalement. Une p\u00e9riode tr\u00e8s difficile suivra. Il ne se remariera pas. D\u00e8s lors, entour\u00e9 de ses enfants, seule la Synagogue comptera, jusqu\u2019 \u2018\u00e0 la fin de ses jours.<br><br>Le Rabbin \u2018Ha\u00ef Halimi zal restera jusqu\u2019au dernier moment le bras droit du Grand Rabbin Ren\u00e9 Guedj chlita, \u201cmes yeux et mes oreilles\u201d dira celui-ci.<br><br>Le champ d\u2019activit\u00e9 du Rabbin \u2018Ha\u00ef Halimi zal est vaste et touche toutes les couches de la Communaut\u00e9:<br>la Hazanout, le Talmud Thora et la Hevra Kadicha.<br><br>Loin du tumulte des grands t\u00e9nors de la Communaut\u00e9, mais toujours en premi\u00e8re ligne, il pr\u00e9f\u00e8re le silence. Et en silence, jour apr\u00e8s jour il construit un \u00e9difice sur des fondations exceptionnelles: il enseigne, pendant ses trente ann\u00e9es \u00e0 Sarcelles, \u00e0 environ 2100 Bar Mitsva qui ne l\u2019oublieront jamais, et qui n \u2018oublieront jamais la douceur de son enseignement, Il assurera la Hazanout avec une r\u00e9gularit\u00e9 de m\u00e9tronome. En 1975, le Rabbin David Cohen se joindra \u00e0 lui.<br><br>La &lsquo;H\u00e8vra Kadicha lui donne l\u2019occasion de se d\u00e9vouer pour la Communaut\u00e9, en aidant et en consolant les endeuill\u00e9s, et surtout en accomplissant les derniers devoirs. Dans cette \u0153uvre, M. Victor Mamman sera son coll\u00e8gue de toujours.<br><br>Toute l\u2019activit\u00e9 du Rabbin \u2018Ha\u00ef Halimi zal \u00e0 Sarcelles se fera sous l\u2019autorit\u00e9 du Grand Rabbin Ren\u00e9 Guedj chlita qu\u2019il consid\u00e9rait comme son ma\u00eetre et son ami.<br><br>Apr\u00e8s une maladie ponctu\u00e9e de r\u00e9missions et d\u2019hospitalisations, le Rabbin \u2018Ha\u00ef Halimi zal d\u00e9c\u00e8de brutalement le 7 septembre 1993. Le dernier Chabbat avant sa mort, et malgr\u00e9 des souffrances intol\u00e9rables, le Rabbin \u2018Ha\u00ef Halimi zal tint \u00e0 se rendre \u00e0 la synagogue pour y prier. Prier comme toujours. La Synagogue \u00e9tait sa vie, sa passion.<br><br>Que dire d\u2019un Tsadik qui ne disait rien?<br><br>Peut-on parler d\u2019un homme qui dominait la parole et qui v\u00e9cut dans le silence.<br>Oui car dans ce silence qu\u2019il a su s\u2019imposer, sa voix, au timbre chaud, chanta la Thora, sa voix retentit dans l\u2019enseignement des enfants, sa voix consola les endeuill\u00e9s. Pouvoir se taire dans les choses profanes, et savoir \u00e9lever sa voix pour servir D., tel est l\u2019ultime message que nous adresse Rebbi Hai, dans un dernier silence.<br><br><strong>Source : G. HUZAN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN YITZHAK ZERBIB (1921 \u2013 1993)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 Ain-Be\u00efda, nomm\u00e9 en 1958 rabbin de Constantine, poste qu&rsquo;il occupa jusqu&rsquo;en 1961.Cette ann\u00e9e-l\u00e0, il fit son aliyah et s &lsquo;\u00e9tablit \u00e0 J\u00e9rusalem . En Eretz Isra\u00ebl, il fut nomm\u00e9 rabbin de la r\u00e9gion Even Ha&rsquo;\u00e9zer, banlieue de J\u00e9rusalem.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Les Sages d&rsquo;Alg\u00e9rie, Collection IMMAJ.<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>GRAND RABBIN EMMANUEL CHOUCHENA (1928-2008)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 Constantine en 1928, il nous a quitt\u00e9s le 24 juillet 2008 (21 Tammouz 5768) \u00e0 J\u00e9rusalem. Fils du grand-rabbin Yaakov Chouchena et de Nouna Guedj, il a grandi \u00e0 B\u00f4ne. A la mort pr\u00e9matur\u00e9e de son p\u00e8re, le grand-rabbin Rahamin Naouri devint son ma\u00eetre et tuteur. Il quitte l&rsquo;Alg\u00e9rie pour poursuivre ses \u00e9tudes religieuses \u00e0 Aix-les-Bains, avec Sha\u00fcl Naouri et Ren\u00e9 Sirat Shlita, qui, comme lui, deviendront des grandes figures du juda\u00efsme fran\u00e7ais. Il int\u00e8gre ensuite le S\u00e9minaire isra\u00e9lite de France, dirig\u00e9 par le grand-rabbin Liber et suit les cours de Talmud du grand-rabbin Ernest Gugenheim avec qui il se lit d&rsquo;une amiti\u00e9 que seul le d\u00e9c\u00e8s de ce dernier interrompra. Il occupe son premier poste de rabbin \u00e0 Lille, qu&rsquo;il quitte pour retourner en Alg\u00e9rie, appel\u00e9 par son beau-p\u00e8re. Il occupe son premier poste de rabbin \u00e0 Lille, qu&rsquo;il quitte pour retourner en Alg\u00e9rie, appel\u00e9 par son beau-p\u00e8re le grand-rabbin Rahamim Naouri.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1962, il poursuit sa carri\u00e8re rabbinique, puis dirige le S\u00e9minaire isra\u00e9lite de France, \u00e0 la mort du grand-rabbin Gugenheim. Il est \u00e9galement l&rsquo;un des quatre dayanim du Beth-Din de Paris, \u0153uvrant sans compter pour cr\u00e9er et structurer la cacherout de Paris et de toute la France. A l\u2019image de tous les rabbins du constantinois, il est Ma\u00eetre en Talmud, Halacha et Midrach, expert en Ch&rsquo;ita, Mohel et Sofer. Durant de nombreuses ann\u00e9es, il sillonne la France pour d\u00e9livrer d&rsquo;innombrables conf\u00e9rences et r\u00e9gler les aspects techniques de la construction de Mikvaot. Pionnier de l&rsquo;activit\u00e9 rabbinique aupr\u00e8s des jeunes, le mouvement de jeunesse Tikvatenou, qui connut sous son \u00e9gide un formidable essor spirituel.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source : Le P\u2019tit Hebdo, J\u00e9rusalem<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<h3><strong>GRAND RABBIN&nbsp;RENE SAMUEL&nbsp;SIRAT (1930-)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 B\u00f4ne le 13 novembre 1930, rabbin et professeur (notamment de 1968 \u00e0 1996 \u00e0 l&rsquo;INALCO o\u00f9 il dirigea la section d&rsquo;\u00e9tudes h\u00e9bra\u00efques et juives de 1965 \u00e0 1992), il fut Grand Rabbin de France de 1981 \u00e0 1988, puis Grand Rabbin du Consistoire Central. Il est actuellement Directeur-fondateur de la chaire Unesco de \u2018Connaissance r\u00e9ciproque des religions du Livre et enseignement de la paix\u2019. Tr\u00e8s impliqu\u00e9 dans le dialogue interreligieux, il a publi\u00e9, par ailleurs, un certain nombre d\u2019ouvrages, dont \u2018L&rsquo;enseignement des religions \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole la\u00efque\u2019, \u2018Juifs, chr\u00e9tiens, musulmans : Lectures qui rassemblent, lectures qui s\u00e9parent\u2019.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>GRAND RABBIN&nbsp;RENE&nbsp;JOSUE&nbsp;GUEDJ (1935-)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>T\u00e9l\u00e9charger son CV <a href=\"\/docassoc\/CV_RAV_GUEDJ.docx\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ici<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBIN&nbsp;GUY&nbsp;RAHAMIM&nbsp;HADJADJ (1933-)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>T\u00e9l\u00e9charger son CV <a href=\"\/docassoc\/CV_RAV_HADJADJ.DOCX\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ici<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBI MOSHE KHALFA ZERBIB<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 le 22 Juin 1918 \u00e0 &nbsp;Constantine, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 J\u00e9rusalem le 23 D\u00e9cembre 2013 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 95 Ans, de Rabbi Yehouda Et Rachel Zerbib N\u00e9e&nbsp;Touboul. Rabbi Mosh\u00e9 a&nbsp;\u00e9tudi\u00e9 la Torah avec son p\u00e8re Rabbi Yehouda et d&rsquo;autres Rabbanim&nbsp;de Constantine. A l&rsquo;\u00e2ge de 16 ans il est nomm\u00e9&nbsp; Rabbin d\u2019Ain Beida.<\/p>\n\n\n\n<p>Le service militaire l&rsquo;appelle en France, puis la guerre de 40 le remobilise pour faire la campagne d&rsquo;Italie avec les am\u00e9ricains. Il fait Mont\u00e9 Cassino, la campagne de Rome, le d\u00e9barquement de Provence, en tant qu&rsquo;aum\u00f4nier militaire en premi\u00e8re ligne , lib\u00e8re Nice, Marseille, Lyon, fait la campagne des Vosges, lib\u00e8re Strasbourg.&nbsp;A la fin de la guerre il devient aum\u00f4nier en chef des forces fran\u00e7aises d&rsquo;occupation&nbsp;\u00e0 BADEN BADEN.<\/p>\n\n\n\n<p>Un poste de &lsquo;Hazan, Chokhet , Mohel se lib\u00e8re \u00e0&nbsp; Bordeaux qu&rsquo;il rejoint en 1947.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1949 Rabbi Moshe&nbsp;se marie avec Arlette Rehby&nbsp;\u00e0 Batna,&nbsp;\u00e0 Bordeaux, il fonde une famille de 7 enfants. Il est aussi Aum\u00f4nier Militaire dans cette ville. En 1972&nbsp; il quitte Bordeaux pour devenir rabbin a Tours et du centre ouest jusqu&rsquo;en 1979, date&nbsp;\u00e0 laquelle il prendra sa retraite, fait son alya&nbsp; et s&rsquo;installe a J\u00e9rusalem.&nbsp; Rabbi Moshe est r\u00e9put\u00e9 pour sa connaissance des piyoutim Constantinois.<\/p>\n\n\n\n<p>Un des grands Zkhout de Rabbi Moshe est d&rsquo;avoir particip\u00e9&nbsp;en 1970 au transfert&nbsp;du corps en Isra\u00ebl en 1970 du Tsadik Rabbi Massoud Zerbib&nbsp;enterr\u00e9 \u00e0&nbsp;Constantine il y a de cela 3 si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source&nbsp;: son Fils William Zerbib.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>RABBI ABNER DIT BEBERT NAKACHE<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>N\u00e9 le 20 Septembre 1902 \u00e0 Constantine, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Paris en 1983. Engag\u00e9 dans l\u2019Arm\u00e9e pour 7 ans, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 20 ans. D\u00e9mobilis\u00e9 il entre dans la police, suite aux lois de Vichy il fut licenci\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9c\u00e9s de son p\u00e8re le Rav Elyahou Nakache 1<sup>er<\/sup>&nbsp; Chohet de Constantine en 1936 il fut momm\u00e9 Chochet de Constantine, par le Grand Rabbin Sidi Fredj Halimi (Zal) et le Consistoire. Il est&nbsp;second\u00e9 par les Rav Y\u00e9choua Laloum, Simon Halimi et Y\u00e9houda Timestit.<\/p>\n\n\n\n<p>1<sup>er <\/sup>&nbsp;Hazan de la Synagogue du Midrach jusqu\u2019en 1961 date du d\u00e9part de Constantine.<\/p>\n\n\n\n<p>Rabbin b\u00e9n\u00e9vole de la Fondation (Fleishman) 18 Rue des Ecouffes dans le 4\u00e8me Arrondissement de Paris jusqu\u2019en 1983, date de son D\u00e9c\u00e8s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il cr\u00e9a avec Abner Halimi (Fils de Sidi Fredj Halimi), pendant plus de 20 ans les offices religieux de Roch Hachana et de Yom Kippour de rite Constantinois \u00e0 la M\u00e9moire de notre v\u00e9n\u00e9r\u00e9 Grand Rabbin Sidi Fredj Halimi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Source&nbsp;: Son Fils Gabriel Nakache<\/strong>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>RABBIN MESSAOUD ZERBIB DIT \u00ab\u00a0RABBI MESSAOUD ZERBIB EL &lsquo;HASSID\u00a0\u00bb (1655 \u2013 1717) Le rabbin Messaoud Zerbib dit Rabbi Messaoud Zerbib el &lsquo;Hassid, est n\u00e9 \u00e0 Constantine en 1655. Une synagogue de Constantine portait son nom et la place qu\u2019il y occupait a \u00e9t\u00e9 mur\u00e9e apr\u00e8s sa mort afin que personne ne la profane. Il est l\u2019auteur de \u2018Z\u00e9rah \u00e9meth\u2019 (commentaire approfondi de la Torah), livre qu\u2018il \u00e9crit apr\u00e8s avoir perdu 14 enfants. Il explique : \u00ab\u00a0si je n&rsquo;ai pas de fruits de la semence de mon corps, j&rsquo;aurai des fruits de la semence de ma Torah\u00a0\u00bb. 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